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Le blog d'electric girl

Rock En Seine – Jour 1 : The Hives, Arctic Monkeys, Jake Bugg, Blondie, Cage The Elephant, Gary Clark Jr., Wild Beasts, Camp Claude, Velvet Veins, Alice Lewis

29 Août 2014, 21:53pm

Publié par electric girl

Si vous me suivez sur Twitter, vous avez surement pu voir que je suis allée à Rock En Seine le weekend dernier. Donc il était temps que je vous fasse un débrif du festival.

 

C’était mon 1er Rock En Seine et mon 1er festival à 5 scènes (je suis plus habituée à 2 ou 3 scènes).

 

Le vendredi, je suis arrivée assez tôt mais le temps de faire la queue prendre mon « photo pass » et mon bracelet VIP du jour, Cage The Elephant avait déjà commencé.

Bon, ils ont dû jouer une ou deux chansons avant que je n’arrive, donc je n’ai pas loupé grand-chose.

J’étais assez étonnée de voir qu’il y avait autant de foule si tôt dans l’après-midi (15h30), sachant que même moi qui devait arriver tôt pour couvrir le festival j’avais dû me dépêcher (étant allée manger avec une amie parisienne à plus de 40min en métro du festival).

Le groupe s’est vraiment donné à fond musicalement et scéniquement : le chanteur était déchaîné. Je ne sais pas à quoi il carbure (quoique j’ai ma petite idée sur la question), mais il a vraiment de l’énergie à revendre. Et cette énergie est tellement communicative qu’il a réussi à rameuter presque toutes les personnes présentes. Il a sauté plusieurs fois dans la foule, a fait participer le public. Je connaissais la réputation de bête de scène de Matt Shultz mais je n’avais jamais pu le vérifier de mes propres yeux. Il a un petit côté Iggy Pop physiquement et dans la démarche. Et puis le groupe rock US a assuré musicalement, enchainant les bons sons devant une foule en délire. Un groupe à voir en live !



 

 

 

Puis je suis allée voir une conférence sur les métiers d’attaché de presse et de journaliste musical. Comme ils avaient du retard, je n’ai pas pu voir Tiger Bell. Mais j’étais là à temps pour Gary Clark Jr.

Je comprends totalement pourquoi il a ses entrées à la Maison Blanche ! Il a électrisé l’audience. Du bon son blues/rock. Il ne réinvente pas le genre dans le sens où ce qu’il propose n’est pas révolutionnaire, mais il le maîtrise presque à la perfection. Musicalement, je peux un peu le comparer à Ben Harper période rock : Gary est mieux à la guitare mais un peu moins bien niveau émotion et texte. Une vraie bonne découverte.

 

 

 

 

Ensuite direction la petite scène Ile de France pour voir Camp Claude. Bien que le concert faisait face à celui de TRAAMS et de Wild Beasts, la salle était pleine à craquer et beaucoup de personnes écoutaient même depuis l’extérieur de la salle. Etant venue un peu plus tôt, j’étais juste devant Diane Sagnier. Elle nous a proposé un son assez brut, garage teinté de touches pop et électro et d'une certaine sensualité. Bien que je ne trouve pas que ce soit très novateur, j’aime beaucoup son énergie (on voyait qu’elle était contente d’être là comparé à d’autres artistes, et à Leo Hellden qui l’accompagnait en tirant un peu la gueule). Ce n’est pas la meilleure chanteuse de l’année mais elle a un truc indescriptible qui nous entraine dans son univers. On a notamment eu le droit à un très bon Hurricane et Trap. Une bonne découverte signée les Inrocks Lab.

 

 

 

 

 

Après Camp Claude, je suis allée voir ce qu’il se passait du côté de la scène Cascade, mais je n’ai pu entendre que deux ou trois chansons de Wild Beasts, pas assez pour me faire une idée du concert, mais le public était au rendez-vous et avait l’air content, donc je suppose que c’était bien.


 

Puis ce fut au tour de Jake Bugg. J’ai réussi à me frayer un chemin pour être assez proche de la scène pour prendre des photos, même si je n’avais le droit de prendre que des photos « d’ambiance » (terme assez vague, mais bon). Il est arrivé tout de noir vêtu.

Du bon Jake Bugg musicalement : malgré sa carrière courte on se rend compte qu’il a quand même pas mal de tubes à son actif. Le seul bémol : il ne communiquait quasiment pas avec le public et tirait une gueule de trois mètres de long : on aurait dit qu’il avait autant envie d’être là que moi d’aller bosser le lundi après rock en seine…mettons ça sur le compte de la pluie battante qu’il s’est pris pendant tout le set.

 

 

 

Blondie commençant à jouer, je me suis ensuite rendue à la scène Cascade. Mais comme la pluie ne s’arrêtait pas et que je commençais à avoir faim, j’ai décidé de m’installer bien à l’abris dans un « diner » juste à côté de la scène. Donc je pouvais à la fois être au chaud, manger et voir/entendre le concert. Même si on voit que le temps est passé par là, je trouve que Debbie Harry a quand même pas mal assuré. Après, certains lui ont reproché son manque de vivacité mais bon, vu son âge, le fait qu’elle chante presque toujours aussi bien Heart Of Glass, Call me, etc me suffisait. Tout le monde ne peut pas être comme Mick Jagger…

 

Comme il continuait à pleuvoir, je suis partie vers la moitié du concert direction la scène île de France pour voir Velvet Veins, un quatuor rock s’inspirant de Led Zep et des Black Keys. Je crois que c’est une découverte France Inter. J’ai beaucoup aimé, même si je ne pouvais rien voir –la scène IDF était vraiment inadaptée, beaucoup trop petite et fermée par des bâches. Ils préparent un vinyle pour l’automne donc je vous reparlerai surement d’eux. Un groupe qui vaut vraiment le coup « d’oreille ».

 

Même si Blondie n’avait pas fini, j’ai préféré l’écouter de loin pour être proche de la scène pour la venue des joyeux barges Suédois de The Hives. Très contente de les avoir vus, surtout que je les avais loupé au Festival Pantiero. Howlin’ Pelle -sorte de Mick Jagger avec 35 ans de moins- a assuré le show comme à son habitude. Il a joué avec le public, qu’il menait à la baguette. Il essayait de parler Français avec plus ou moins de réussite et beaucoup d’autodérision : « Bonsoir mes amis Français ! ». Malgré un public conquis, il nous a poussé pour qu’on se donne à fond avec lui –se plaignant qu’on ne bougeait pas assez. En plus, ils ont quasi évité la pluie (quelques gouttes vers la fin). Un seul bémol : je trouvais que les réglages étaient parfois mal faits : les instrus étaient parfois trop fortes et cachaient la voix d’Howlin’ Pelle.

 

 

Après ce live survolté, je me suis frayé un chemin pour rentrer dans la salle IDF pour voir Alice Lewis. Sa choucroute n’est pas encore aussi connue que l’était celle d’Amy Winehouse mais la salle débordait et beaucoup de personnes écoutaient depuis l’extérieur –comme toujours avec la salle IDF en fait- malgré la concurrence de Royal Blood et de Die Antwoord et les nombreuses personnes attendant devant la Grande Scène les Arctic Monkeys (certains passaient la journée là-bas pour voir de près les 4 ou 5 groupes qui s’y produisaient, ratant ainsi 4/5 de la programmation du festival, chacun son truc). Pour en revenir à Alice Lewis, elle a assuré un live enchanté –le lapin blanc n’était pas là mais quasiment- et sa voix chaude et mélodieuse a envouté l’assemblée, hormis 2 ou 3 blaireaux qui sont partis en disant « elle est pas bonne, on part »… féminisme quand tu nous tiens…

A la fin, elle nous a dévoilé un nouveau single -dont je ne me souviens plus du nom- à paraître « en janvier 2015 si tout va bien ». Single sympa, dans la lignée de ce qu’elle a déjà fait donc les fans ne seront pas déçus. Quelque chose m’avait tout de même étonné : le fait qu’elle parle tantôt en français, tantôt en anglais. Je n’ai pas compris la raison de cela. Peut-être pour que tout le monde comprenne –il y a pas mal d’étrangers à RES. Mais vu le niveau d’anglais des Français en général, pas sûr que tout le monde ait compris.


 

Finalement, je suis retournée à la Grande Scène pour voir les tant attendus Arctic Monkeys –aussi attendus que les Hives malgré leur 10ène d’années de carrière en moins. Pour l’histoire, mon petit-frère m’a envoyé un message dégoûté "La chance ! Tu vas voir Arctic Monkeys ce soir !" , mais comme ils ne vont pas arrêter la musique demain la veille, il aura d’autres occasion de les voir.

C’était la 1èrefois que je les voyais donc j’étais très contente, musicalement c’était bien. Mais je les trouvais un peu mou scéniquement. Même si le public était déjà conquis avant leur entrée sur scène, ils auraient pu faire un effort et aller vers le publique. On a eu le droit à un « Bonjour Paris » au début mais pas grand-chose ensuite. Et puis, un sourire, ça les tuerait ?

 

 

Même si le festival était en partenariat avec la RATP, j’ai dû partir avant la fin (il devait rester 2 chansons) pour prendre le dernier métro de la ligne 9. Ce serait sympa qu’ils adaptent les horaires les jours de festival. Un métro à 1h ou 1h30 du mat je trouve ça tout à fait normal mais le dernier métro à 00h36 à Paris c’est pas top. Même à Nancy le weekend le tram finit plus tard...


 

Bilan du 1erjour : De très bons groupes, une ouverture digne du festival. Un peu triste d’avoir manqué Mac Demarco, Pegase, Crystal Fighters,Tiger Bell et Trentemoller mais c’est un peu le jeu dans ce type de festival. J’ai quand même pas mal marché pour en écouter un max et vous donner mon avis sur un max de concert (encore plus les jours suivants), je me serais surement d’avantage posée si j’y avais été de ma propre initiative.

 

Et vous pouvez (re)voir gratuitement la plupart des lives de Rock En Seine (Jake bugg, Pegase, Mac Demarco, etc) ici grâce à France TV info.

 

 

 

PS : Les photos et vidéos de l'article sont de moi, du coup ce sont des "photos d'ambience" vu que je n'avais le droit de prendre que ça. Donc merci de me demander l'autorisation avant de les utiliser.

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