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Le blog d'electric girl

Mon interview d'Addictive TV

3 Avril 2014, 22:21pm

Publié par electric girl

http://www.albumrock.net/graph/dossiers/dossier273.jpg

 

Je vous avais déjà parlé du duo Addictive TV et de leur show Orchestra of Samples.

Et bien, j'ai eu la chance de les interviewer (par mail).

Donc voici la version anglaise et la version française de l'interview :

 

-How did you decide to create Addictive TV? 
GRAHAM: It developed over time. I used to produce television in the UK but was also a VJ in clubs at weekends and growing tired of creating visuals for other DJs and bands, I experimented with sampling both video and audio, developing the whole film remix idea.

-Comment avez-vous décidé de créer Addictive TV ?

GRAHAM : ça s’est fait au fil du temps.  J’étais producteur télé au R-U mais aussi Video Jockey dans des clubs le weekend et le fait de faire des visuels pour les autres DJs et clubs commençait à me fatiguer de plus en plus. J’ai expérimenté le sampling vidéo et audio, développant alors toute l’idée du remix de film.
 
-Was it your first professional band?  
GRAHAM:  Yes for me.
MARK: No, not for me. In the 1990’s I was guitarist and one of four songwriters in the band Chicane.  We were grouped in with the 'shoegazing' scene that was popular back then with bands like Ride, Chapterhouse, Revolver, Moose and Spiritualized, all of who we supported several times.  We had a fair amount of success back then, releasing several EP's and an album.
-Est-ce votre 1er groupe pro ? 

GRAHAM : Pour moi oui.

MARK : Pas pour moi. Dans les années 1990 j’étais le guitariste et un des 4 paroliers du groupe Chicane. Nous nous sommes réunis dans la scène du shoegazing qui était populaire grâce à des groupes tels que Ride, Chapterhouse, Revolver, Moose et Spiritualized. Nous avions eu pas mal de succès ce qui nous a permis de sortir plusieurs EPs et un album.


-What was the aim of the band when you created it? Did you already want to change our perception of music and to make the kind of music you’re doing now or did this vision of music come later?
GRAHAM:  Personally, I’ve always been fascinated by how music and images interact and work together, especially with visual music, the kind of music you can see. And the kind of work we create developed over time to be a truly different kind of audiovisual experience, taking audiences on a very different journey that music can't on it's own. 

-Quel était le but du groupe lors de sa création ? Vouliez-vous déjà changer notre perception de la musique et faire le type de musique que vous faites maintenant ou est-ce que cette vision de la musique est venue plus tard ?

GRAHAM : Personnellement, j’ai toujours été fasciné par la manière dont la musique et les images interagissent et se complètent, en particulier avec la musique visuelle, le type de musique que l’on peut voir. Et le travail que l’on fait s’est révélé au court du temps comme une réelle expérience audiovisuelle unique en son genre, emmenant le publique plus loin que la musique ne pourrait le faire par elle-même.

 

 

 

-Before Addictive TV, did you already make samples and mix music styles? 
MARK:  Graham didn’t but for me, yes I did.  Back in 2002 I formed 'Go Home Productions' and forged a quite successful reputation within the new and emerging bootleg and mash-up scene at the time.  As DJs, we mixed and mashed all manner of music tracks and styles, I was quite extreme and for example was blending the likes of Madonna with the Sex Pistols or Blondie with The Doors.

-Avant Addictive TV, faisiez-vous déjà des samples et des mélanges de divers genres musicaux ?

MARK : Pas Graham mais moi oui. En 2002, j’ai créé Go Home Productions auquel j’ai forgé une plutôt bonne réputation dans la scène bootleg et mash-up alors en pleine ascension. En tant que DJs, on mixait et mélangeait tous les styles de musique, j’étais un peu extrême et par exemple je mélangeais du Madonna et du Sex Pistols ou encore du Blondie et des titres des Doors. 

 

 

http://www.digitalarti.com/files/images/u87219/2_ADDICTIVE-TV---Orchestra-of-Samples_logo2-small.jpg

 
-Why did you create the project Orchestra Of Samples?
GRAHAM:  We really wanted to collaborate with lots of different musicians but in the real world, that’s very impractical but of course in the digital world of sampling, it’s very possible!  And the musical freedom this allows is wonderful, and by working outside of accepted musical conventions, we're discovering unexpected combinations of instruments and styles that blend beautifully in really inspiring and exciting ways. 
MARK:  Yeah, we're trying not to be constrained by boundaries.  For us if it works, then why not?  If it sounds good, why not have a rock drummer mixing with a traditional African singer from Mauritania or an ethereal sounding Japanese Koto used in a pulsating electro track with Turkish tanbur?  And the more we build our archive, the more chances there are of unexpected probable musical matches.

-Pourquoi avez-vous créé le projet Orchestra of samples ?

GRAHAM : Nous avions réellement envie de collaborer avec de nombreux musiciens. Dans le monde réel cela semble extrêmement irréaliste. Mais dans le monde digital du sampling, c’est tout à fait possible ! La liberté musicale que nous permet cela est sensationnelle ! En travaillant en dehors des conventions musicales couramment respectées, nous avons découvert des combinaisons d’instruments et de styles dont personne ne pouvait se douter qu’elles se combineraient aussi bien et de manière si inspirante et excitante.

MARK : Oui, nous essayons de ne pas être contraints par des limites. Pour nous si ça marche, alors pourquoi pas ? Si ça sonne bien, pourquoi ne pas avoir un son de batterie rock mixé à la voix d’un chanteur traditionnel de Mauritanie ou au son fait avec le Koto japonais en donnant une impulsion électro avec un son de tanbur truc ? Et plus on consolide nos archives, plus nous avons de chances de faire d’improbables mix musicaux.

 

 

 

 

-How did you make this project come true? Was it hard to convince people to support you? Did some people tell you it was impossible or to hard to make?

MARK:  We simply really wanted to make this project, so started filming musicians while touring with the help of local friends.  We got such positive feedback about the concept after the first few filming sessions, so we started asking the festival organisers who were booking us to help us find more musicians.  We always knew it would be hard to make and many people thought Orchestra of Samples would be difficult to realise, simply because of it’s ambitious nature. 

GRAHAM:  And it was hard at first but as the archive of musicians slowly grew and we created tracks, things became easier, and our residencies in few venues in France, like L’Echonova in Brittany, Canal 93 and Le Hangar in the Paris’ suburbs, all really helped with filming great and diverse musicians.  In fact recently, after a couple of the performances, some people have said they still can’t quite believe we filmed all the musicians!!  But knowing it took four years, they really appreciated the work and challenge that has gone into creating such a project!

 -Comment avez-vous rendu ce projet réel ? A-t-il été difficile de convaincre les personnes de vous soutenir ? Est-ce que certaines personnes vous ont dit que c’était impossible ou trop difficile à mettre en place ?

MARK : Nous voulions simplement faire ce projet, donc nous avons commencé à filmer des musiciens pendant nos tournées avec l’aide d’amis locaux. On a eu de tels retours positifs sur le concept après les 1ères sessions de filmage que nous avons commencé à demander aux organisateurs de festival qui nous bookaient de  nous aider à trouver plus de musiciens. Nous avons toujours su qu’il serait difficile de faire cela et beaucoup de personne pensaient que ce serait trop difficile à mettre en place simplement parce que c’est un projet ambitieux.

GRAHAM : Et c’était difficile au départ mais les choses sont devenues plus faciles au fur et à mesure que nos archives augmentaient et que l’on créait des titres. Et nos venues en France –comme à l’Echonova en Bretagne, Canal 93 et Le Hangar en banlieues parisienne- nous ont toutes beaucoup aidés puisque l’on a pu y filmer de bons musiciens de divers horizons. Récemment, après quelques concerts, certaines personnes ont dit qu’elles ne pouvaient toujours pas totalement croire que l’on ait filmé tous les musiciens ! Mais en sachant que ça nous a pris 4 ans, elles apprécient le travail qu’il a fallu pour créer ce projet et le challenge que ça a été pour nous.

 

 

 

 

 
-Why did you choose Alejandro de Valera et Seifeddine Helal for this project?

GRAHAM:  Alejandro - or Alex as we know him - is an old friend, we’ve worked with him many times and he completely understands what we do, so it’s always easy and a pleasure working with him.  We really liked the idea of inviting some of the musicians we filmed to join us live on stage to perform during the show to make it a richer experience for the audience, but these musicians aren't always the same, in the UK other musicians have also joined us including tabla virtuoso Kuljit Bhamra and body percussionist Mr Bongosan from Bristol. 


MARK: And Seifeddine we met in Tunisia, filming him while we were playing there at a festival and he’s an incredible percussionist, really talented!  And by chance, two years after we met, he moved to Paris to study so it worked out perfectly for some of our gigs in France.  As it happens, he's now studying in Boston, in the States.

  -Pourquoi avoir choisi Alejandro de Valera et Seifeddine Helal pour ce projet ?

GRAHAM : Alejandro – ou Alex tel qu’on l’appelle – est un vieil ami. Nous avons travaillé avec lui de nombreuses fois et il comprend totalement notre travail. Donc il a toujours été facile et plaisant de travailler avec lui. On aimait vraiment l’idée d’inviter quelques musiciens que nous avions filmés à jouer à live avec nous pour rendre l’expérience encore plus enrichissante pour le public. Mais ces musiciens ne sont pas toujours les mêmes. Au R-U d’autres musiciens sont aussi venus à nos côtés notamment le virtuose du tabla Kuljit Bhamra et le percussionniste corporel Mr Bongosan de Bristol.

MARK : Et Seifeddine que nous avions rencontré en Tunisie. On l’avait filmé pendant qu’il jouait dans un festival. C’est un incroyable percussionniste, très talentueux ! Et par chance, deux ans après que nous l’ayons rencontré, il a déménagé à Paris pour étudier donc il était parfait pour des concerts en France. Et il se trouve que maintenant il étudie à Boston (USA).

 

 

 

 

 

 -Was it harder to create that kind of show (coordination of samples, etc) than to create your previous shows?
GRAHAM:  No, the process is exactly the same.  And in many ways, it’s actually easier as the samples are all musical, whereas when we remix a movie or sports footage, we’re always dealing with sounds that may be rhythmical but are not very musical by their nature.

MARK: I agree, I wouldn't say it was any harder than the film sampling and remix work we create for our club shows.  There is more of a structured 'musical' constraint for Orchestra of Samples to work well within, compared to finding music in explosions and car screeches, but we still apply the same techniques in arrangement and production.

  -A-t-il été plus difficile de créer ce type de show que vos précédents shows ?

GRAHAM : Non, le processus est exactement le même. Et c’était même plus facile dans pas mal de points. Les samples représentent toute le partie musicale alors que lorsque l’on remixe un film ou des séquences de sports on doit toujours se dépatouiller avec des sons qui sont rythmés mais pas vraiment de la musique au départ.

MARK : Je suis d’accord, je ne dirai pas que c’était plus difficile que de faire les samples de film et les remixes que l’on créait pour nos représentations en clubs. Il y a d’avantage de contraintes en terme de structure musicale pour Orchestra of Samples mais nous appliquons toujours la même technique dans les arrangements et la production.

 

 

 

 

-After this amazing project, do you still have higher goals? 
GRAHAM:  I think all artists always aim for new goals, it’s the way to keep things moving.  And with Orchestra of Samples, we’ve only just completed the project, so it’s only the beginning!  We’ll continue to record musicians and in time create new tracks so the project itself keeps developing and evolving!
-Après ce fabuleux projet, avez-vous encore des buts plus grands ?

GRAHAM : Je pense que chaque artiste aspire toujours à de plus grands objectifs, c’est la seule manière de continuer à avancer. Et avec Orchestra of Samples, nous avons seulement complété notre projet. C’est donc uniquement le début ! Nous allons continuer à enregistrer des musiciens et au moment voulu nous créerons de nouvelles chansons. Donc le projet continue de se développer et d’évoluer. 

 

 

-Is there a type of music that you want to try now?   
MARK:  Both of us have quite eclectic and varying tastes in music but we never go into a project thinking that we must do 'electro jazz' or 'drum n bass meets African'.  Orchestra of Samples is very much dictated by the samples, i.e. the instruments and styles we’ve recorded. We tend not to stray too far from those original sounds, leaning more towards adding and enhancing what’s already there. However, having said that, I'd like to indulge in a bit of psychedelic vs 70's funky French library vs freeform jazz one day!

 -Y-a-t-il un genre musical que vous souhaiteriez tester maintenant ?

MARK : Nous avons tous les deux des goûts musicaux plutôt éclectiques et changeants. Mais nous ne commençons jamais un projet en nous disant que l’on doit faire de l’ « electro jazz » ou du « drum and bass meets African ». Orchestra of Samples est très prédéfinie par les samples, c’est-à-dire par les instruments et les styles que nous enregistrons. Nous essayons de ne pas trop s’éloigner des sons originaux, nous préférons ajouter et améliorer ce qui y est déjà. Quoi qu’il en soit, après avoir dit cela, j’aimerais bien travailler un de ses jours sur des sonorités psyché vs la funky French Library des années 1970 vs le freeform jazz.

 

 

Ils seront en concert le 4 avril au Hangar (Paris), le 17 avril à Nancy, le 2 mai à Nyon (Suisse) et le 24 mai à Caderousse.


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