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Le blog d'electric girl

Jamie Cullum : Interlude #RevueCD

31 Décembre 2014, 09:44am

Publié par electric girl

 

Il y a quelques semaines, j’ai reçu Interlude, le dernier album de Jamie Cullum.

 

Je pense qu’il n’est plus utile de vous présenter le crooner anglais étant donné qu’il est l’artiste de jazz ayant vendu le plus d’albums au Royaume-Uni et que son émission sur BBC Radio 2 est le programme radio consacré au jazz le plus écouté dans l’Europe entière.

 

Même s’il est connu pour son éclectisme musical et ses collaborations très variées –on a récemment pu l’entendre sur les albums de Labrinth, Bridy, Rizzle Kicks ou encore Deltron 3030 – il reste avant tout un chanteur de jazz et c’est ce qu’il nous montre ici avecInterlude.

 

Pour donner vie à son amour du jazz, il a choisi d’enregistrer les morceaux de l’album à l’ancienne : la plupart en live dans une seule pièce.

 

« J’ai pris l’habitude de me lancer immédiatement dans un nouveau projet quand je viens d’en terminer un. C’était déjà le cas lorsque j’ai fini l’enregistrement de Momentum, mon précédent album. A l’époque, je renégociais mon contrat et je ne savais pas vraiment quelle allait être la suite des évènements. Parallèlement, cela faisait trois ans que j’animais mon émission sur BBC Radio 2 et cette expérience m’avait donné l’occasion de rencontrer des artistes exceptionnels. 

Je connaissais déjà bien la scène jazz britannique auparavant mais l’émission m’a offert la possibilité de me retrouver dans une même pièce avec certains de ses artistes les plus talentueux et de pouvoir discuter avec eux, notamment Ben Lamdin, un producteur qui travaille sous le nom de Nostalgia 77.

Nous avons à peu près le même âge, Ben et moi. Nous avons tous les deux grandi en écoutant plein de styles de musique différents, du rock à la drum n’bass en passant par le hip hop. C’est avec des artistes comme DJ Shadow ou A Tribe Called Quest que nous avons découverts le jazz. Comme Ben adorait le son du jazz des débuts et qu’il était passionné par la façon dont les disques étaient enregistrés à cette époque, il s’est mis à travailler dans un studio analogique vraiment génial installé derrière le marché aux poissons de Willsden, dans le nord de Londres. Il s’est entouré de musiciens qui sont dans le même état d’esprit que lui et depuis dix ans, il enregistre là-bas des albums fantastiques. Je suis fan depuis le début.

Après l’émission, nous avons décidé de collaborer et, sans hésiter un seul instant, nous avons calé trois jours d’enregistrement dans ce studio, recruté des musiciens et travaillé sur les arrangements avec Riaan Vosloo, le bassiste de Nostalgia 77. Quelques semaines plus tard, un matin de janvier, nous sommes entrés en studio et nous avons enregistré l’intégralité de l’album, en live, au total seize chansons en trois jours. Nous n’avons fait que quelques prises pour chacun des titres et nous avons souvent gardé la première d’entre elles.

Dans la sélection des morceaux, nous avons vraiment essayé, Ben et moi, d’éviter la facilité. Ça n’a pas été trop dur car nous aimons tous les deux fouiller dans les bacs pour y trouver des trésors cachés. Nous avons enregistré avec une console analogique et nous avons volontairement gardé le son brut de décoffrage de la pièce où nous avons joué. J’ai ensuite décidé d’enregistrer deux duos, l’un avec Laura Mvula, l’autre avec Gregory Porter, deux artistes que j’avais découverts dans le cadre de mon émission radio et dont j’avais été le premier à diffuser la musique.

Voilà, mon Interlude c’est ça : un disque enregistré pour rendre hommage à ces jeunes musiciens hallucinants, bien que mal connus, de la scène jazz britannique et à ces trésors cachés de la musique pour lesquels nous nourrisson, eux et moi, la même passion. Il s’agit d’une véritable collaboration.

Je me suis rendu compte que lorsqu’on tombe sur les bonnes personnes et le bon studio, on peut se lancer et enregistrer ce genre de disques comme ils sont censés l’être : avec une spontanéité totale et avec énormément de plaisir. Nous voulions enregistrer un disque comme on le faisait autrefois. Et je pense que c’est ce qu’on a fait. »


 

J’ai beaucoup aimé cet album qui parle beaucoup d’amour et de la passion de Jamie Cullum pour le jazz. Il faut dire que j’aimais déjà beaucoup ce qu’il avait fait auparavant donc j’étais peut-être plus facile à « conquérir » qu’une personne détestant sa voix etc (même si entre nous, je vois mal comment l’on peut réellement détester son timbre de voix).


On trouve sur cet album de très beaux morceaux de jazz aussi bien énergiques et groovy (Interlude, Don’t you know, Sack O Woe) que doux et romantiques (Losing You, Walkin, etc).


Il y a aussi sur cet album deux duos (comme le disait Jamie Cullum plus haut), et avec deux artistes que j’affectionne tout particulièrement : un avec Laura Mvula et un avec Gregory Porter. Leurs voix se marient magnifiquement bien mais j’ai un petit coup de cœur pour Don’t let me be misunderstood avec G. Porter. J’avais un peu peur que la voix soul, chaude et puissante de Gregory Porter prenne le dessus sur celle de Jamie Cullum mais ce n’est pas du tout le cas. Une très belle reprise très touchante (moins que l’originale mais plus groovy que la version de Nina Simone).


Un seul titre m’a un peu surprise : Seers Tower où la voix de Jamie Cullum sonne plutôt pop/rock, une sorte de mix de la voix de Bono et de Matt Bellamy (Muse). Je ne comprends pas trop la place de ce titre sur cet album mais ça reste un bon morceau malgré tout.

 


 

Un album que j’ai écouté en boucle pendant plusieurs jours et que je vous recommande chaudement si vous aimez le jazz, la sublime voix de Jamie Cullum et les beaux arrangements musicaux.

 


Tracklist : (mes titres préférés en gras)

1) Interlude

2) Don’t you know

3) Seers Tower

4) Walkin

5) Good morning heartache (ft. Laura Mvula)

6) Sack O Woe

7) Don’t let me be misunderstood (ft. Gregory Porter)

8) My one and only love

9) Lovesick blues

10) Losing you

11) Out of this world

12) Make someone happy


 

Album en écoute ici

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