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Le blog d'electric girl

Interview Pablo, leader et chanteur de Moodoïd

28 Octobre 2014, 23:47pm

Publié par electric girl

crédit : Label entreprise

 

Toujours dans le cadre du festival Nancy Jazz Pulsations, j'ai pu interviewer Pablo, leader et chanteur du groupe Moodoïd avant leur live sous le chapiteau en 1ère partie de Selah Sue et de Cats On Trees.

 

Comme les balances avaient pris pas mal de temps, j'ai fait l'interview conjointement avec un membre de Radio Campus Lorraine.

 

On a pu découvrir un Pablo très sympa, bien loin du côté bling-bling pailleté. J'avoue que j'avais un peu peur qu'il ait la tête dans les nuages mais pas du tout, il est très posé et lucide.

 

D’où vient le nom Moodoïd ?

Mood c’était pour montrer l’émotion qui m’a poussé à écrire. C’est un mix entre mood et bizaroïde. Quand j’ai commencé à écrire, j’étais dans un moment de solitude (je vivais seul dans un pays étranger). Mes émotions se sont retranscrites dans mes textes et grâce à la guitare. Au bout de six mois, je m’étais constitué un répertoire. La musique a donc été pour moi un exutoire.

 

Ton père est jazzman. Est-ce une petite fierté de venir jouer au Nancy Jazz Pulsations Festival ?

Oui, bien sûr. Mon père a joué plusieurs fois dans ce festival. Mais j’ai l’impression de ne pas vraiment être à ma place, même si le jazz a évolué et accepte de se marier à d’autres genres musicaux. Et puis, j’ai hérité de mon père d’une mentalité assez jazz. Il a fait une bonne partie de mon éducation musicale, m’a enseigné une manière de faire, l’amour d’un jazz généreux et le sens du partage. Il m’a aussi montrer qu’il fallait s’ouvrir à la musique du monde, aller à la rencontre des autres.

 

Quelles sont tes influences marquantes ?

Elles sont très vastes. Et ça tombe bien car je n’ai pas envie que Moodoïd soit enfermé dans un seul style musical. J’aime presque tous les styles de musique venant du monde entier (Asie, Turquie, etc) et de toutes les époques, même si j’ai une petite préférence pour les années 1960 et 1980. J’aime beaucoup écouter des jazzmen qui ont fait des choses plus pop.

 

Moodoïd a un univers visuel très fort (paillettes, look, clips, etc). Pourquoi ce choix ?

Le groupe est un prétexte à la création visuelle. Au départ, j’ai étudié le cinéma donc j’ai voulu jumeler mes deux passions (le cinéma et la musique) en créant cet univers visuel, ces clips. Mais l’univers esthétique est venu après la musique. J’ai cherché un visuel qui collait à la fois à ma musique et à ma personnalité, et j’ai trouvé que cette image glam convenait parfaitement.

 

 

 

 

 

N’as-tu pas peur que l’image prenne le pas sur ta musique et que le public soit plus marqué par ton univers visuel que par ta musique ?

Non, je pense que l’image n’est pas prédominante. En plus, notre univers visuel peut changer facilement. Pour l’instant on est sur les paillettes, etc mais ça changera surement bientôt car on a besoin de surprendre et d’être surpris. Moodoïd est une ode à la création donc on ne veut pas s’enfermer dans un carcan glam/paillettes.

 

Comment se passe une journée avec Moodoïd ?

On est en tournée depuis quatre semaines, donc en ce moment on fait des trajets de fous (Londres-Paris, Paris-Bordeaux, Bordeaux-Nancy, etc). C’est très intense physiquement. On doit se lever très tôt. Mais il y a une bonne ambiance avec les filles, on rit beaucoup. Je suis le seul mec (l’ingé son est une fille aussi) donc les filles aiment bien me taquiner et je leur rends la pareille.

 

L’album est sorti en août dernier. As-tu vu un changement depuis en concert ?

Oui, depuis la sortie de l’album il y a eu une modification radicale du public. Les personnes nous connaissent maintenant alors qu’avant on avant d’avantage besoin de se défendre pour que le public s’intéresse à nous. On faisait pas mal de premières parties avant août alors que maintenant le public vient nous voir car il nous connait. Et puis on a notre matériel maintenant donc c’est plus confortable pour nous.

 

Est-ce que ce confort d’avoir un public fait que tu diminues tes efforts sur scène pour emporter le public dans ton univers car tu as moins à faire tes preuves ?

Non, pas du tout. C’est sûr qu’il est toujours agréable de voir que le public nous suit et que c’est très jouissif sur scène de jouer devant un public déchaîné et  qui connait les chansons. Mais, chaque soir est différent. Parfois on arrive devant un public qui reste froid malgré tous nos efforts pour les entrainer dans notre univers. Il faut savoir se faire à tout sur scène et donner son max.

 

Quels sont tes projets futurs ?

On est en tournée jusqu’à décembre donc on a pas mal de boulot. Et puis, un EP de deux titres assez longs est en préparation. Ce seront des titres pour danser.


 

Un grand merci à Pablo et au groupe ainsi qu'à toute l'équipe du NJP.

 

Ils seront en concert le 3 novembre à Tourcoing, le 7 à Poitiers, le 8 à Joue les Tours, le 12 à Paris (1ère partie de Damon Albarn), le 15 à Sannois (1ère partie de Mina Tindle), le 21 à Belfort, le 27 à Rennes, le 5 décembre à Ramonville, le 6 à Cognac, le 10 à Fontenay sous Bois et le 12 à Metz.

 

 

A lire aussi :

Autres lives reports dans le cadre du NJP :

Bettye Lavette + Electro Deluxe + Lee Fields le 17 octobre #NJP2014

Gush + Blondstone - Le Hublot 15/10/15 #NJP2014

Nikki Yanofsky et les Waterbabies à la Salle Poirel le 14/10/14 #NJP2014

Emilie Simon et Peter Peter – Nancy Jazz Pulsations #NJP2014

Brigitte, François & The Atlas Mountain et Julien Bouchard le 10/10/14 à L’Autre Canal #NJP2014

Richard Galliano à l'Opéra de Nancy #njp2014

Selah Sue + Cats On Trees + Moodoïd – 16/10/14 - Nancy Jazz Pulsations 2014

 

Autres interviews dans le cadre du NJP :

Interview de François de François & The Atlas Mountain #NJP2014

Interview de Julien Bouchard #NJP2014

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