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Le blog d'electric girl

Emmanuelle Seigner : Distant Lover

16 Décembre 2013, 15:10pm

Publié par electric girl

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6759076-emmanueller-seigner-prepare-son-retour-musical-avec-distant-lover.jpg 

 

Un petit post pour vous parler du nouvel album d'Emmanuelle Seigner -nouvellement signée chez Polydor- qui sortira en mars 2014.

 

Son 1er single Distant Lover tourne depuis vendredi dernier sur les radios.

 

Une lyrics vidéo sortira bientôt.

Elle est sortie :

 

 


 


 

 

Voici la derscription de ce futur album (d'habitude je prends les infos principales et je reformule mais là je dois avouer que c'est tellement bien fait que j'ai eu du mal à couper du texte^^) :

 

Tout est sucré aujourd'hui. Trop. Les gens grossissent. Les idées s'empâtent. Les émotions ont du cholestérol. La pop domine le monde, elle est parfois formidable. Souvent indigeste.

Le politiquement correct a dévoré pas mal d'étoiles. La révolte est désormais un concept qui se solde dans les magasins de prêt à porter.

Faut-il pour autant abandonner? Fuir encore l'excès pour vivre plus longtemps? Avoir peur pour rester vivant? Évidemment non. Casser la trouille en deux et se laisser aller, oser avant qu'il ne soit trop tard.

C'est ça, un disque. C'est ça, un bon disque.

Quelque chose qui enflamme le cœur et réveille les esprits des Temps Anciens.

Les bons disques rythment les existences. Ils sont comme des balises, ils accompagnent et libèrent.

 

Emmanuelle Seigner préfère, aux angoisses qui poussent à l'inaction, à l'immobilité, les fulgurances électriques et les télescopages sauvages et libérateurs. Rita Hayworth, Catherine Deneuve, Faye Dunaway? Elle confesse: “Le rock est plus proche de ma personnalité profonde. J'adore être actrice, j'adore jouer, c'est dans mon sang, j'ai grandi avec ça, mon grand-père était à la Comédie Française, et donc, dès l'âge de trois ans, je passais mes après-midi à la Comédie Française. Mais jouer, c'est quelque chose de facile pour moi. Mais dans le métier d'actrice, il y a quelque chose de passif, de soumis. Et puis, dans le rock, on ne dépend pas du désir de l'autre. Je déteste ça, dépendre de l'autre. J'ai un côté très révolutionnaire quelque part. Et actrice, c'est quand même pas mal “fais ci, fais ça”... Mais depuis que je fais de la musique, je le vis beaucoup mieux. Quand j'étais petite fille, je rêvais de ça, d'être Mick Jagger...” Et La première chanson qui lui a murmuré d'y aller, de s'y mettre, parce que c'était bien, parce que c'était trop fort pour ne pas sortir: “Vicious”. Lou Reed. Quand elle parle de ses disques, ceux des autres qu'elle a fait siens (les balises citées plus haut), Emmanuelle Seigner gesticule presque, elle est impatiente. Elle jubile, elle aime ça. Blondie, The Strokes, Ramones, Smashing Pumpkins, White Stripes, Runaways, Velvet Underground, The Jesus And Mary Chain, etc, etc... ça défile. Elle en parle avec la passion et les brûlures, elle remonte son temps, elle rayonne: “Moi, ce que je voulais faire, c'était un disque qui s'inspire des Runaways, de ces groupes de filles des années 70, mais avec un son moderne, une espèce de Blondie d'aujourd'hui... Je voulais un truc très rock, voire punk. En même temps, je voulais que ce soit très féminin. C'est vraiment ça que je voulais. Et le producteur a tout de suite capté, il a eu envie et il m'a dit ok, let's do it. Alors, ça a pris du temps parce qu'on avait chacun nos emplois du temps. Moi, toute l'année dernière, j'étais au théâtre. Lui bossait sur des trucs à Los Angeles. Voilà pourquoi ça a pris trois ans. De toute façon, je n'aime pas faire les choses vite, n'importe comment. Mais le plus important, c'est que le disque soit beau.”

 

Son nouvel album, “Distant Lover”, chez Polydor, pourrait presque être un premier nouvel album, après quand même au compteur déjà deux disques incandescents, l'un avec le binôme hexagonal Ultra Orange en 2007, l'autre avec Keren Ann en 2010, après aussi de multiples collaborations avec Brigitte Fontaine, Brett Anderson de Suède, une apparition dans le clip du groupe anglais Death In Vegas, sans oublier ce rôle forcément révélateur dans le film “Backstage” où elle jouait déjà une... chanteuse allumée. Oui, un premier album, une nouvelle pierre. On assiste ici à une sorte de renaissance au rock, qui raconte, retranscrit, dévoile ce qu'elle est. Emmanuelle dit que “c'est un disque qui parle beaucoup d'amour. Il y a aussi une certaine mélancolie. Une certaine douceur. Mais c'est aussi un disque plein d'énergie, joyeux, direct, avec quelque chose de violent, au sens rock&roll du terme. Ça, je le voulais. Parce que j'ai quelque chose comme ça en moi. Et peut-être d'ailleurs que mon prochain disque sera carrément punk. Si je devais m'identifier à quelqu'un, ça serait plus à Iggy Pop, Kurt Cobain qu'à Marylin Monroe (rires).” On la croit sans problème. Un disque chanté en anglais (la langue française est belle mais n'est et ne sera jamais rock), parfois reptilien, sexuel, parfois avec l'arrogance solaire des adolescents, quand le monde n'est pas encore une histoire de temps qui passe, simplement une aventure à tenter, coûte que coûte. Cet album respire la saturation barbelée, le rythme du diable, la bagarre, les sourires en coin et les amours, contrariées ou pas. Il pousse les corps à se mêler, à se dresser, à vivre! Pas un caprice. Un désir. Celui des âmes et des corps donc, celui d'enregistrer des chansons. Des vraies, avec ce qu'il faut d'absolu et de swing dedans. “C'est un disque juvénile dans son aspect spontané et insolent. Il a un côté sale gosse. Il y a quelque chose de cet ordre-là dans le disque. Oui, un côté Ramones. Le rock, le punk, c'est vraiment mon truc. Et c'est un disque très américain, c'est ça dont j'avais envie...”

 

“Distant Lover” doit beaucoup aux pulsions. Trois années auront été nécessaires. Plusieurs sessions d'enregistrement à New York. Avec Adam Schlesinger (co-fondateur des Fountains Of Wayne et producteur, entre autres, de Robert Plant, America, The Sounds, They Might Be Giants) derrière les manettes. James Iha, partenaire de Schlesinger et guitariste originel de Smashing Pumpkins a même assuré certaines guitares. “Adam m'a vraiment beaucoup aidé, il a été génial. Surtout pour ma voix. Il m'a fait évoluer... Le deal, c'était qu'il m'envoie une chanson et que si je l'aimais, je la prenais. Et la première chanson qu'il m'a envoyé, c'était “Distant Lover”. J'ai direct adoré! ”.  Trois voyages à New York plus tard et le disque est là, il existe. On y trouve également une reprise du Velvet Underground, “Venus In Furs”, une autre de Divine, le travelo fantastique des films de John Waters. Surtout, une cohérence à la fois subtile et animale, où rock&roll, shoegaze, électronique, serpents psychédéliques et mélodies racées pactisent pour le meilleur.

 

“Là, je ne vais me consacrer qu'à la musique. Je refuse tous les autres projets... Moi, j'y vais, je ne me pose pas de questions. Je fonce. Just do it! Et si j'oublie les paroles en concert, j'invente. Je ne m'arrête jamais. Il ne faut jamais s'arrêter... Un label voulait que je fasse des reprises de Brigitte Bardot. Au secours... Alors, j'ai décidé de faire mon disque à moi, pour moi. Je voulais le produire. Je ne savais pas si j'allais le signer quelque part, je n'en savais rien mais j'ai quand même pris le risque. Et je suis super heureuse de l'avoir pris parce que le disque existe et que j'en suis très fière. Et s'il n'y avait pas eu de label pour le signer, je serais quand même allée jusqu'au bout, en le mettant en ligne sur internet... Je ne voulais pas être l'instrument d'un label qui me demanderait de faire des reprises de Bardot juste parce que je suis actrice et blonde. Plutôt mourir (rires)! Je suis donc ravie d'avoir finalement signé chez Polydor, un label qui a compris exactement ce que je voulais faire.” On saisit alors encore mieux ce disque d'Amazone urbaine (You Think You're A Man, Let's Do Some Damage, You Did This To Me, I Don't Believe You), fier et tendu, rageur et sensuel, furieusement libre. On pense aux Raveonettes, aux Crocodiles, à Mazzy Star, à tous ces groupes contemporains qui savent faire rimer saturation et extase, aussi à Phil Spector, aux Ronettes, aux pionniers. Emmanuelle Seigner a de l'électricité dans les veines. Elle est née pour ça.

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