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Le blog d'electric girl

Interview de Marc Collin de Bristol #MaMAFestival

13 Octobre 2015, 23:14pm

Publié par electric girl

Interview de Marc Collin de Bristol #MaMAFestival

Aujourd'hui, j'ai pu interviewer Marc Collin -musicien, compositeur et producteur français - à l'occasion du concert du groupe Bristol au MaMA festival (Paris, 18ème) demain. Connu pour son projet Nouvelle Vague, il a cette fois décidé de s’attaquer à des titres venus d’Outre-Manche et plus particulièrement de Bristol dans un groupe éponyme. Avec Jim Bauer, Martin Rahin, Clara Luciani, Dawn et Prudence Fontaine, il reprend de manière très personnelle certains des titres les plus connus de la scène de Bristol. J’ai hâte de voir le rendu demain !

ElectricGirl : Comment as-tu commencé à faire de la musique ?

Marc Collin : Au départ, je faisais du piano mais je n’aimais pas vraiment car c’était trop classique pour moi. Et un jour, j’ai vu un concert à mon collège avec des synthés et je me suis dit « c’est ça que je veux faire ! »

EG : Y-a-t’ il des artistes qui t’ont donné envie de t’y consacrer à plein temps et d’en faire ton métier ?

MC : Pas vraiment. Ce n’était pas une question de faire des « études traditionnelles » ou de la musique, pour moi c’était une nécessité. J’ai toujours voulu faire des études soit de musique soit de cinéma. Je n’avais pas de plan B. Dans ma tête, c’était vraiment « il faut que je fasse ça ». Je pense que toutes les personnes qui font de la musique voient cela comme une nécessité et non pas comme un choix parmis d'autres. Si on a le choix, on arrête et on fait des études traditionnelles parce que c’est trop difficile. J’ai eu beaucoup de chance car j'ai rapidement percé dans dans un circuit auto-produit indé à la fin des années 80 et j'ai vite signé chez un label début des années 90 avec un 1er album vers mes 23-24 ans.

EG : Le projet Bristol est issu uniquement d'une volonté de ta part ?

MC : Oui, je voulais rendre hommage à la scène de Bristol au départ sous le nom de Nouvelle Vague mais comme tous les artistes étaient différents je me suis dit qu'il n'était pas très cohérent de garder ce nom et que cela allait être problématique pour l'annonce des concerts etc après.

EG : La ville de Bristol est-elle une vraie source d'inspiration pour toi ?

MC : Oui, je suis extrêmement fan des groupes de la scène de Bristol, surtout de la New Wave des années 80 et du Trip Hop des années 90.

EG : Et Paris ?

MC : C'est aussi une source d'inspiration évidente. La scène parisienne est beaucoup plus riche et diverse : techno, rock, musiques ethniques, etc.

Interview de Marc Collin de Bristol #MaMAFestival

EG : Pour ce projet, tu t'es entouré uniquement de jeunes talents. Était-ce un choix délibéré ?

MC : Totalement. Quand on fait ce genre de projet on a deux solutions : soit prendre des personnes connues -ce que j'aurais pu faire comme je l'ai déjà fait sur les dernier albums de Nouvelle Vague- soit prendre la direction opposée avec de jeunes talents inconnus du grand public et que tu connais grâce à des petits concerts etc. Et c'est ce que j'ai choisi cette fois-ci, pour mettre en avant les chansons.

EG : Les autres membres sont-ils aussi fans des groupes de la scène de Bristol ?

MC : Non, c'est un projet de producteurs. Ils ne font que les voix après coup sans forcement connaitre les titres originaux, ce qui est parfois même mieux.

EG : Donc tu as choisi seul tous les titres du LP ?

MC : Exactement.

EG : Et comment ce choix s'est-il fait ?

MC : C'était plutôt simple car c'est une scène qui a beaucoup marqué mais où il n'y avait finalement pas beaucoup de groupes et de tubes. J'ai pris les morceaux qui étaient évidents pour moi, qui m'ont marqué.

EG : Et pour The Roads, savais-tu dès le départ qu'il serait le 1er single du LP ? Etait-ce un choix évident ?

MC : Je ne le savais pas au départ, c'était un choix évident post-production. C'est pour moi une des meilleurs productions de l'album. Je suis plutôt fier de mon arrangement, je trouve avoir réussi à communiquer pas mal d'émotions dedans. Donc je voulais le mettre en avant.

EG : Penses-tu faire à travers Bristol un certain travail de passation envers la jeune génération qui n'a pas connu la scène de la ville ?

MC : Non, c'était un album très personnel. J'avais envie de dire quelque chose sur cette scène. Si ça permet à certains de la découvrir, tant mieux, mais ce n'était pas le but principal. C'est surtout une volonté de rendre hommage à ces titres.

EG : Comment définirais-tu la musique de Bristol en quelques mots ?

MC : Une réinvention de titres ayant marqué les années 90 en les imaginant comme s'ils avaient été enregistrés dans les années 60.

EG : Justement dans le clip de The Roads, il y a un côté très rétro avec le noir et blanc etc.

MC : Oui, je l'ai réalisé (ayant fait des études de cinéma). J'ai tendance à créer mes musiques comme des musiques de film. J'aime créer des ambiances et on me dit souvent qu'on voit des images à l'écoute de mes titres.

EG : Y-a-t' il un "nouvel" artiste que tu aimes beaucoup en ce moment et qui mériterait selon toi d'être plus connu du grand public ?

MC : Jim Bauer et tous les artistes de Bristol. Ils ont tous des projets individuels qui méritent l'écoute.

EG : Bristol sera demain en concert au MaMA Festival. Y-a-t'il un artiste que tu voudrais voir en live durant le festival ?

MC : J'aimerais beaucoup voir Joon Moon qui sera aux 3 baudets juste après notre concert. J'espère pouvoir les voir. Je produis leur disque mais je ne les ai encore jamais vu sur scène.

EG : Jouer sur Paris apporte-t-il un sentiment de sécurité ?

MC : Pas totalement mais il n'y a pas de vraie pression comme quand on a joué pour la première fois à Bristol face à des personnes qui connaissaient tous les titres originaux et qui devaient se demander au départ "qui sont ces Français qui viennent reprendre nos titres ?". Mais ça s'était très bien passé et on y retourne d'ailleurs en janvier.

EG : Quels sont tes futurs projets ? Un nouveau LP de Bristol est-il prévu ?

MC : Non, j'ai fait tout ce que je voulais faire avec Bristol dans ce LP. Maintenant, j'ai un nouveau projet en cours, The living gods of Haïti avec une chanteuse Anglaise.

Un grand merci à Marc Collin et au MaMA Festival (surtout à Victoria) pour avoir organisé cette interview. Retrouvez Bristol demain soir en concert à Paris.

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